Le plan gouvernemental pour durcir les arrêts de travail
Le coût des indemnités journalières s’est fortement envolé ces dernières années, pesant sur les budgets et les assurances maladie. Le 9 avril 2026, les ministres du Travail et de la Santé ont dévoilé un plan d’action destiné à renforcer la prévention et à durcir les mesures contre les arrêts jugés abusifs.
Le dispositif prévoit des mécanismes de surveillance plus efficaces, des évaluations plus précoces et des procédures de recours mieux cadrées. Cela vise à dissocier les arrêts légitimes des cas d’usage abusif et à clarifier les responsabilités des acteurs concernés.
Autre axe: encourager la réinsertion professionnelle et favoriser un dialogue renforcé entre médecins du travail, employeurs et salariés pour limiter les absences inutiles.
Sécurité sociale et employeurs: nouvelles règles dès 2026
Le volet économique du plan s’attaque à la gestion des indemnités et à la détection des motifs d’arrêt non proportionnés. Des critères plus stricts pour l’éligibilité et des mécanismes de contrôle accrus devraient être déployés.
Des obligations renforcées pour les employeurs, notamment en matière de prévention des risques et de suivi des arrêts, sont envisagées afin d’accompagner plus efficacement les salariés et limiter les arrêts inutiles.
Les experts estiment que l’équilibre entre protection des travailleurs et lutte contre les abus sera clé pour préserver le système sans fragiliser l’emploi.
