La filière paysage pousse pour un urbanisme plus résilient
Face à des épisodes climatiques de plus en plus intenses, les professionnels du paysage estiment que l’urbanisme doit mettre davantage la nature au cœur de la ville et favoriser des sols qui absorbent l’eau.
Nicolas Leroy, président de l’organisation représentant ce secteur, rappelle que les espaces verts ne sont pas que décor: ils servent de solutions opérationnelles contre les canicules, les inondations et l’érosion urbaine.
Pour y parvenir, la filière appelle à une collaboration renforcée entre urbanistes, architectes paysagistes, ingénieurs et habitants afin de concevoir des lieux multifonctions, résistants et accueillants.
Comment intégrer l’adaptation climatique dans les décisions
Les décideurs doivent intégrer l’adaptation climatique au cœur des projets publics, avec des évaluations des risques et des objectifs mesurables pour les espaces verts, les cours d’eau et les terrains publics.
Cela passe aussi par une refonte des codes d’urbanisme et par des soutiens financiers destinés aux aménagements basés sur la nature, qui ralentissent les flux d’eau et réduisent les îlots de chaleur.
Selon Nicolas Leroy, le succès dépend d’un horizon pluriannuel, d’une meilleure communication entre les acteurs et d’un engagement citoyen qui valorise les bénéfices climatiques et sociaux des paysages urbains.
